La légende

  En 1644, les Manchous du Nord de la Chine pénètrent la grande muraille. Ils capturent Beijing, écartent les Ming au pouvoir et établissent la dynastie des Qing. Le temple Shaolin devient un refuge pour beaucoup d'opposants au régime. Les Manchous pillent et brûlent le temple.

   La nonne Ng Mui parvient à s'échapper et trouve refuge dans le temple de Grue-Blance dans les montagnes Emei. Alors qu'elle assistait au combat opposant un serpent et une grue-blanche, elle se servit de ses connaissances pour inventer un style basé sur les mouvements des deux animaux. Plutôt que de se reposer sur la taille, la force et la vitesse, le style utilisait la supériorité de sa structure pour vaincre un attaquant.

   Elle rencontra alors un vendeur de tofu, Yim Yee. Sa fille Yim Wing-Chun était l'objet de la convoitise d'un bandit qui voulait la forcer à l'épouser. Ng Mui persuada Yim Yee de retarder le mariage le temps d'apprendre à sa fille son art martial du Serpent et de la Grue-Blanche. Après un entraînement intensif, Yim Wing-Chun déclara que son futur mari devrait d'abord la battre au combat à mains nues. Elle sortie victorieuse du combat contre le bandit, qui humilié par sa défaite n'osa plus jamais se montrer.

   Plus tard, Yim Wing-Chun rencontra Leung Bok-Chau, elle perdit intentionnellement son combat contre lui et elle devient son épouse. Leung Bok-Chau compris par la suite qu'en réalité l'art martial de sa femme était supérieure au sien, il devient alors son élève. Après la mort de sa femme, il donna le nom de Wing-Chun à l'art martial de son épouse.

 

L'histoire commence

 

   Leung Bok-Chau parcourut le pays pour apprendre le Wing-Chun aux révolutionnaires. Le style en vint à être pratiqué par la troupe de la Jonque Rouge, où les couteaux papillons et le bâton furent rajoutés.

   Parmi les comédiens de la Jonque Rouge, se trouvé le solide Wong Wah-Boh et Leung Yee-Tai qui était rapide et agile. Tout deux contribuaient à l’entraînement de Leung Jan, un pharmacien qui possédait un magasin dans la ville de Fatsan. Après qu'il eût assimilé les attaques directes de Wong Wah-Boh et les attaques latérales de Leung Yee-Tai, Leung Jan fût nommé « le roi du Wing-Chun ».

   En plus de ses deux fils, Leung Jan enseigna à Chan Wah-Sun. Selon certaines versions, les fils de Leung Jan étaient plus petit et apprirent les attaques latérales de Leung Yee-Tai. De son côté, l'énorme Chan Wah-Shun se spécialisait dans l'approche directe reçue de Wong Wah-Boh. Après que Leung Jan ai prit sa retraite, Chan Wah-Shun commença a donner des cours de Wing-Chun à Foshan.

   Il se trouve que Chan Wah-Shun donnait ses cours dans les jardins de Mulberry, propriété de la famille Yip. Yip Man, fils des Yip, supplia Chan Wah-Shun de l'accepté comme élève. A la mort de Chan Wah-Shun, son élève le plus ancien, Ng Chung-So, aide le jeune Yip Man a continué son entraînement.

   A l'âge de 16 ans, Yip Man alla vivre à Hong-Kong. Bien qu'assez petit, il savait utiliser le style direct de Chan Wah-Shun pour se défendre. Néanmoins, il fût un jour battu à plate couture par un homme plus âgé qui savait rediriger et neutraliser toutes les attaques de Yip Man. Cet homme, Leung Bik, était le fils de Leung Jan. Leung Bik apprit plus tard à Yip Man la version latérale du Wing-Chun.

   Après que Yip Man soit retourner à Fatsan, la seconde guerre mondiale éclata. Sa famille a perdu beaucoup de sa fortune. Après avoir finalement gagné la guerre, le gouvernement Nationaliste chinois fût vaincu par les Communistes, craignant des représailles Yip Man s'exila à Hong-Kong.

   C'est là qu'il commença a enseigné ouvertement et ce fût la première fois que le Wing-Chun était présenté au public.